Anne est aujourd’hui photographe professionnelle à temps plein. Après 8 ans comme musicienne dans un orchestre, elle a sauté le pas de la vie d’entrepreuneure pour son plus grand bonheur. On a d’ailleurs commencé la conversation par son rapport au temps. Elle nous explique à quel point être indépendante lui permet d’avoir une relation plus sereine avec le temps qui passe.

Une passion dès le plus jeune âge

Anne tombe dans la musique dès l’enfance. Elle découvre le basson très jeune lors d’une classe découverte. Comme je n’y connais rien à la musique, Anne m’explique que le basson est le plus grave des instruments à vent et qu’il est souvent utilisé pour accentuer des scènes humoristique dans les dessins animés. Sa pratique de la musique l’amène à faire des classes à horaires aménagées dès le CE1. Et très tôt elle sait ce qu’elle veut : être musicienne professionnelle et intégrer le LSO (London Symphony Orchestra) qui est l’orchestre qui joue les musiques des films les plus connus.

Des études au premier travail

Anne se forme au conservatoire en musique classique dans la Bourgogne natale puis vient en région parisienne afin de passer le DUMI (Diplôme Universitaire de Musicien Intervenant). Ce diplôme lui permet d’appréhender la musique différemment.

Je ne sais pas si j’étais forte là dedans mais en tout cas c’était ma ligne de conduite.

Anne

Voilà ce qu’elle me dit quand elle évoque son premier blocage face à l’improvisation après des années à jouer avec une partition sous les yeux. Cette manière d’apprendre différente a été libératrice pour elle. Anne finit par intégrer un orchestre militaire à Versailles. Elle y restera 8 ans.

Une nouvelle passion

En dehors de son travail, Anne a beaucoup de temps libre et développe une nouvelle passion : la photographie. Elle commence par tester un peu tous les domaines avant de s’orienter rapidement vers l’humain. Sa spécialité devient rapidement le portrait de musiciens, car son entourage est principalement composé de musiciens. Finalement c’est un peu une évidence, la musique est comme un fil rouge dans sa vie.

Un premier rebondissement

En 2015, Anne se sépare de son mari. C’est un vrai bouleversement dans sa vie. Elle nous raconte comment elle y a fait face et comment elle a rebondit. Ce que je retiens de son expérience c’est le fait de laisser une page blanche avant de la tourner comme elle dit. Et de se créer un nouveau cocon pour repartir sur de bonnes bases. Pour elle, ça a été un nouvel appartement dans lequel elle se sentait bien. C’est là qu’elle a trouvé la force de se reconstruire.

Et un deuxième changement

Suite à sa séparation, elle passe encore 2 ans à faire de la photo à côté de son travail à l’orchestre. Mais un jour elle a le déclic, elle se décide à se professionnaliser. Elle fait le stage préalable à l’installation, obligatoire à l’époque, puis ouvre une entreprise et se sent enfin légitime à dire qu’elle est photographe professionnelle.

C’est début 2019, lors d’une dépression, qu’elle prend la décision ferme et définitive de ne pas renouveler son contrat à l’orchestre. Après des années à cumuler plusieurs postes, juin 2020 arrive, et c’est le moment de se lancer dans le vide. Anne nous parle de la difficulté de quitter 8 ans de carrière en plein confinement. Sans vraiment pouvoir dire au revoir à tout ça. Finalement, c’est ce qui a été le plus compliqué pour elle. Ses multiples activités lui ont permis d’économiser un an de salaire et donc de se sentir un peu plus sereine par rapport à la crise qui touche le monde à ce moment.

L’aspect thérapeutique des séances photos

La fin de la conversation est pour moi la plus bouleversante. On parle en détail de son offre de portraits de femmes intimes et surtout de ses vertues thérapeutiques. On parle alors de relation à son corps, de s’accepter et surtout … de s’aimer.

Personne ne va le faire pour nous, personne ne va nous aimer si on ne s’aime pas.

Anne

Anne revient sur la séance qui a été pour elle thérapeutique et de comment elle met tout en oeuvre pour que les femmes qui passent devant son objectif en ressortent changées. Mais je pense que des images valent mieux que 1000 mots alors je vous laisse admirer son travail qui transpire la joie, la bienveillance et la douceur.

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Crédit photo de couverture : Pauline Maroussia

Si vous voulez me suggérer des invités,


2 thoughts on “Anne, photographe : « Etre en accord avec ce qu’on fait, c’est la base de tout. »

  1. Bonjour J espère que tu vas bien.N ‘ hésite pas à m’ appeler si cela te fais plaisir.

    En te souhaitant plein de bonnes choses.
    Alexandre Salles

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