Amy est une américaine qui se sent chez-elle à Paris depuis plus de 10 ans. Arrivée en plein pendant ses études, elle les continue à Paris. Elle connaît le salariat puis l’entrepreneuriat. Aujourd’hui encore elle est artiste peintre à son compte. Reconnaissante de tous les avantages qu’offre la France et amoureuse de Pairs, elle s’y installe définitivement et obtient la nationalité française. C’est ce point que l’on développe le plus dans l’épisode.

Une enfance pleine de voyages

Amy est née aux Etats-Unis, y a vécu pendant 21 ans avant de venir vivre en France il y a plus de 10 ans. Petite, elle déménage sans-cesse avec sa mère. Tous les ans elle doit s’habituer à une nouvelle ville, un nouvel établissement, une nouvelle vie quoi. Ca a forgé chez elle sa sociabilité et sa facilité à aller vers les gens. Mais par contre elle ne s’est jamais vraiment sentie chez elle dans tous ces nouveaux endroits. Le premier endroit où elle s’est sentie chez elle c’était à Paris.

« Mon vrai chez-moi c’est Paris. »

Amy

A la fois rêveuse et pragmatique

Très jeune, Amy voulait être patineuse artistique, puis dentiste, puis professeures pour des enfants. C’est au lycée qu’elle a su qu’elle voulait devenir artiste. Elle se lance dans une école d’arts à Chicago. Au bout de 2 ans, elle se rend compte qu’elle n’y trouve pas sa place. Son art ne correspond pas aux attentes des professeurs. Comme les études coûtent très cher aux Etats-Unis, elle décide de ne pas perdre de temps et de se réorienter en commerce international. Elle choisit d’y étudier le français et est ammenée à faire un voyage de 5 semaines à Paris. C’est à ce moment qu’elle tombe amoureuse de Paris.

« Je suis tombée totalement amoureuse de la ville, de la culture, de parler français. »

Amy

L’américaine s’installe définitivement à Paris

A la fin de ces 5 semaines, elle se met en tête de revenir pour un échange de 6 mois. Durant ce premier voyage, elle rencontre une communauté d’artistes au 59 rue de Rivoli qui est un ancien squat d’artistes. Ils lui proposent un stage si elle souhaite revenir. Elle saisit donc cette occasion dès son retour en janvier 2012 pour son Erasmus de 6 mois. En travaillant à l’administration du lieu mais en contact avec des artistes, elle se rend compte que c’est peut-être une bonne voie à explorer.

Au bout de 2/3 mois en France elle décide qu’elle ne veut pas rentrer aux Etats-Unis alors elle se renseigne sur les études qu’elle peut continuer ici. Aidée par son copain de l’époque et sa famille, elle postule à La Sorbonne pour un Master en communication. Elle obtient une passerelle grâce à ses études faites aux Etats-Unis et ses cours qu’elle a faits traduire et un test de connaissance de la langue française. Elle fait son master en alternance et entre dans le monde du salariat en France.

Salariée puis entrepreneure

Trouver du travail en France n’a pas été si difficile, elle dit avoir été privilégiée grâce à sa langue natale : l’anglais. Cela lui a permis de trouver des posts dans des agences de communication qui ont des clients américains.

A la fin de son Master, elle fait une thèse dont le sujet était « Comment communiquer sur le financement participatif. » Pour mener à bien cette thèse, elle lance une marque de broderie pour laquelle elle fait une campagne de financement participatif. Cette campagne fonctionne bien et elle décide de continuer l’aventure de l’entrepreneuriat en développant sa marque en parallèle de son alternance. Dans l’épisode, elle raconte une partie de son aventure et notamment son travail avec des grandes marques.

Et enfin officiellement française

Mais le sujet que j’ai souhaité aborder plus en profondeur est sa naturalisation. En effet, Amy a souhaité avoir la nationalité française dès lors qu’elle a compris qu’elle ne retournerai pas vivre aux Etats-Unis. Bien qu’elle ait eu accès à toutes les aides et payé des impôts comme tout.e français.e, elle ne pouvait pas voter en France. Son vote aux Etats-Unis impactait plus ses proches vivant là-bas qu’elle-même. Cette année, elle a voté pour la première fois en France et en est très fière.

Les démarches pour la naturalisation ont pris 2 ans. Elle raconte dans l’épisode toutes les étapes par lesquelles elle est passée et donne même quelques conseils. La demande de naturalisation peut se faire au bout de 5 ans en France ou bien à la suite d’un Master obtenu en France. Pour elle, qui était là depuis 5 ans, elle avait l’habitude des démarches administratives pour faire un visa tous les ans. Elle est d’ailleurs passé par plein de visa différents. Mais la naturalisation est encore plus complexe, il lui fallait encore plus de papiers, des documents plus complets et toujours à faire traduire. C’est finalement ce qui coûte le plus cher. Vous pouvez récupérer toutes les informations à propos de la naturalisation frnaçaise sur le site du gouvernement.

Une fois le dossier papier finalisé, bloqué, récupéré, reconstitué, renvoyé et validé, elle a passé un test qui portait sur plusieurs sujets. Une première partie sur la France en général, avec des questions précises sur l’histoire de France. Puis une deuxième partie plus personnelle sur ses motivations. Elle n’a, par contre, pas eu à passer le test de la langue française car elle avait obtenu un diplôme d’un établissement français.

Sa vie d’aujourd’hui, plus française qu’américaine à Paris

Aujourd’hui Amy est bien installée à Paris, plus du tout dans la broderie. Elle est artiste peintre et peint des fresques murales pleines de positivité et de joie. Elle a toujours la bougeotte puisqu’au moment de l’enregistrement elle est en Italie pour un mois. Mais elle ne se voit pas quitter la France, elle n’arrive d’ailleurs pas à citer une raison qui pourrait la faire rentrer aux Etats-Unis.

Références :


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